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22 églises incendiées en un an en France

Par

Luc-Santiago Rodriguez

Publié le

18 juillet 2019

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Il faisait quoi de mal ?

Il promenait ses bidons d’essence comme on promène son chien.

Il “souffre” d’un trouble psychologique, celui d’avoir l’idée fixe de promener des bidons d’essence dans les églises. Nous imaginons que si une seule étincelle venait à y mettre le feu, il s’agirait d’un accident.

Sans aucune intention.

Cela nous arrive à tous, lorsque nous manipulons des bidons d’essence.

Lire aussi : Le prix de la vie humaine

Nous en rions mais son avocat est au taquet : il “souffre de problèmes psychologiques”.

Pensez donc ! On a tous envie de promener nos bidons d’essence dans les églises : notre liberté nous l’autorise.

Ça semble ridicule ?

C’est pourtant l’oeuvre des avocats qui défendront et sauveront cet homme.

Il ne sera pas poursuivi, il a peu de chance de l’être. Nous saurons alors si nous pouvons promener nos bidons d’essence dans les église comme nos chiens (qui n’y sont pas admis).

Nous comprenons que cette démonstrations guignolesque attire notre attention vers un bilan moins drôle :

L’état des lieux

22 églises incendiées en un an en France.

Aucun lieu sacré ne fait l’objet d’un tel saccage.

Ni les mosquées.

Ni les temples bouddhistes (touchés eux aussi)

Sans punition.

Sans prévenu.

Nous laissons la conclusion au lecteur qui, seul, saura faire la part des choses, compléter son renseignement, et finalement, conclure.

Aucune condamnation à ce jour.

Cela signifie: continuez. Un Message clair.

Depuis le début de l’année 2019, 22 églises ont été incendiées en France et plusieurs tentatives d’incendies ont également été empêchées. Si le cas de Notre-Dame de Paris qui a ému la France entière n’est toujours pas élucidé, d’autres comme la tentative d’incendie de l’église Saint-Sulpice ont été l’œuvre de “déséquilibrés”. La communication minimaliste des pouvoirs publics sur ces multiples affaires ne peut que laisser dans l’expectative. La non poursuite judiciaire de l’homme arrêté dans la Cathédrale de Sées et son placement d’office en hôpital psychiatrique répond désormais à un schéma procédurier bien connu des Français, mais de moins en moins recevable.

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