Skip to content

Affaire Saint-Jean de Passy : « Seul l’archevêque de Paris pourrait rétablir M. Clément dans son honneur et sa respectabilité »

Par

Rémi Carlu

Publié le

6 janvier 2021

Partage

Saint Jean de Passy

Le licenciement du directeur de Saint-Jean de Passy mi-avril avait causé une vive polémique dans les milieux catholiques parisiens. Pouvez-vous nous faire un petit rappel des faits ?

C'est le 14 avril au matin que M. Clément a reçu la visite d’un huissier pour se voir remettre une lettre de mise à pied à effet immédiat avec restitution de son matériel professionnel et une convocation à un entretien préalable en vue d'un licenciement. Cette procédure a été immédiatement suivie d'une communication du Conseil d'administration de SJP, du diocèse et de la présidente de l'association des parents d'élèves (APEL), affirmant que les faits étaient graves et relevaient d'une matière pénale.

Tout avait commencé quelques mois auparavant par la mise en place d'un audit orchestré par les mêmes protagonistes dans le but d'accuser le directeur, sans contradictoire et en toute opacité, d'un « management dysfonctionnel » et d'un « harcèlement institutionnalisé ». Les réactions à cet étrange procédé furent nombreuses, en interne et en externe, pour crier au scandale sur la forme comme sur le fond : si le directeur diocésain n'était pas d'accord avec la politique éducative menée par le directeur de Saint-Jean de Passy, il suffisait qu'il trouve un accord avec lui pour s'en séparer et organiser son remplacement. Force est de constater qu'il a préféré procéder à une « mise à mort » professionnelle pour que M. Clément ne puisse plus travailler dans l'enseignement catholique.

Une enquête préliminaire avait été ouverte par le Parquet de Paris. Quels sont les faits qui lui étaient reprochés ?

Alors que le Conseil d'administration avait décidé de transiger en mettant en place un protocole transactionnel avec M. Clément, dans le but d’éviter une procédure prudhommale, le directeur diocésain et le président du Conseil d’administration ont procédé à un signalement auprès du Procureur de la République dans le but de donner un peu de consistance à un dossier qui brillait par sa vacuité. L’enquête a été menée par la police judiciaire et a duré plusieurs mois. Six ou sept personnes ont été auditionnées à charge, parmi lesquels d’anciens collaborateurs, mais aussi la présidente de l'APEL, le président du Conseil d’administration et le directeur diocésain. La plupart de ces personnes n'étaient pas ou n'étaient plus sous l'autorité de M. Clément. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

Formule Numérique

À partir de 4,10€ / mois

EN KIOSQUE

Découvrez le numéro du mois - 6,90€

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest