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Attaque terroriste au Nigéria : panique et inquiétude dans les lieux de culte

Par

Max-Savi Carmel

Publié le

13 juin 2022

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nigeria

Vendredi. Grand jour de prière musulmane. Malgré l’appel à la prière un peu plus long que d’habitude, Ahmad Aladesawe présidera une assemblée presque éparse. L’imam de la ville d’Owo  (État d’Ondo, sud-ouest du pays) est tout ému. Cinq jours après l’attaque d’une église dans cette zone jusque-là épargnée par la violence terroriste, « les fidèles ont fui la ville » selon le chef religieux qui, après avoir condamné l’événement, a fait don de 1130 euros aux catholiques de la ville. Redoutant les représailles alors que les auteurs de l’attaque ne sont pas identifiés, les musulmans ne se mobilisent pas à l’entrée des mosquées. Deux jours après l’attaque de l’église, des djihadistes présumés s’en sont pris à une communauté de ferrailleurs, faisant 23 morts. Entre panique et inquiétude, « les populations évitent les lieux de culte et les rues sont désertes dès la fin de l’après midi » selon Isaac Ogundé, habitant d’Owo et protestant évangélique contacté sur place par L’Incorrect.

Malgré la condamnation du pape et son appel « à rester solidaires », les prêtres nigérians se sentent « exposés »

Inquiétude malgré l’immense solidarité

Ahmad Aladesawe comprend l’inquiétude des croyants « musulmans comme chrétiens ». Il a d’ailleurs confié à la presse avoir perdu des amis et proches catholiques. « L’une des membres de ma famille a reçu une balle dans le dos », a confié l’imam d’Owo qui a aussitôt appelé les musulmans à manifester leur solidarité à l’endroit des chrétiens. Un appel qui a reçu un large écho d’autant que plusieurs collectes de fonds ont été mises en place pour soutenir les victimes. « Nous avons proposé aux églises de les aider à assurer leur sécurité pendant les cultes », a confié Bouhaïma, étudiant en sociologie qui confirme avoir adressé un courrier aux autorités chrétiennes dans ce sens. « On peut les aider le dimanche puisque c’est vendredi notre grand jour de prière », insiste-t-il. Joints au téléphone, plusieurs prêtres du diocèse ont avoué « craindre pour leur vie » et ce d’autant qu’habituées à vivre ensemble, les populations d’Owo « ne s’attendaient pas du tout à une telle attaque », selon Aladesawe. Le gouverneur de l’état d’Ondo demande aux citoyens de « rester calmes mais vigilants » rappelant « qu’aucune localité n’est désormais épargnée » par le terrorisme. [...]

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