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Avortement sans limite : quand l’OMS devient folle

Par

Aurore Leclerc

Publié le

8 avril 2022

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OMS - Avortement

Dans son rapport de 210 pages l’OMS prétend fournir aux États les lignes directrices à suivre afin de garantir un accès à l’avortement « sûr et sécurisé », et ainsi faire baisser la mortalité maternelle liée aux avortements « non sécurisés ». Elle dresse une liste d’obstacles que les États se devraient d’abolir : « Un certain nombre d'approches communes de la loi et de la politique sur l'avortement mentionnées dans le chapitre 1 (section 1.3.1) constituent des obstacles à l'accès à l'avortement, sont incompatibles avec les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l'homme et peuvent avoir des effets négatifs sur l'exercice des droits de l'homme ». Parmi ces obstacles se trouvent : l’objection de conscience du personnel soignant, les restrictions quant aux personnels médicaux autorisés à pratiquer un avortement, les périodes de réflexion obligatoires, les autorisations pour les mineurs, la fournitures d’informations « biaisées », etc. Plus grave encore, sont désignés comme des obstacles à abolir : les délais gestationnels, c’est-à-dire les limites d’âge gestationnel conditionnant la légalité d’un avortement.

Avortement sans délais

L’OMS déclare que ces délais constituent un obstacle à l’avortement « sûr et sécurisé », et qu’ils engendrent des inégalités. Au chapitre 2.2.3 : « Si les méthodes d'avortement peuvent varier en fonction de l'âge gestationnel (cf. chapitre 3, section 3.4), la grossesse peut être interrompue en toute sécurité quel que soit l'âge gestationnel. Les limites d'âge gestationnel ne sont pas fondées sur des preuves ; elles limitent le moment où un avortement légal peut être pratiqué, quelle que soit la méthode ». Ici, l’OMS ment délibérément en déclarant que le degré d’avancement d’une grossesse est sans importance pour la pratique d’un avortement.

Lire aussi : Allongement des délais d’IVG : mesure contre-productive et barbare

D’abord, il y a le danger psychologique pour la mère. Plus la grossesse est avancée, plus l’attachement, conscient ou non, avec l’enfant est fort, et plus le traumatisme lié à sa perte sera lourd. Au niveau physique, plus l’enfant est développé, plus la méthode d’avortement est douloureuse, traumatisante et risquée. Au-delà de 12 semaines de grossesse, l’aspiration – non sans-risque puisqu’elle peut causer une perforation de la paroi utérine – est insuffisante pour évacuer l’enfant en un seul morceau. Il est dès lors nécessaire d’insérer des instrument chirurgicaux coupants, dans l’utérus de la femme, afin de broyer et démembrer son enfant, pour l’évacuer morceaux par morceaux. Le risque d’abîmer, voire de percer l’utérus est donc bien plus élevé qu’à un stade précoce de la grossesse. Quant au médecin obligé de pratiquer l’acte, c’est la même chose, plus la grossesse est avancée, plus l’acte à réaliser est lourd de conséquences psychologiques. [...]

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