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Congrès de la CDU : on demande une boussole

Par

Thierry Buron

Publié le

21 décembre 2020

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Merkel

Il y a eu un premier ratage : après son élection au congrès de décembre 2018, Annegret Kramp-Karrenbauer, la candidate d’Angela Merkel, n’a pas réussi à établir son autorité sur le parti et déclaré en février qu’elle renonçait. Depuis, la direction du parti est un bateau ivre. Un nouveau congrès a été fixé en avril, mais il a été repoussé pour cause de pandémie (deuxième ratage). Celui de janvier s’annonce cocasse : réduit à une journée, badges couineurs à moins d’un mètre cinquante de distance, congrès en ligne en cas d’aggravation de la contamination. Plus grave, il n’y aura pas de débat sur le programme du parti avant la campagne pour les élections générales de 2021. Il se réduit à un concours de beauté entre les candidats.

Les 1001 délégués des fédérations régionales de la CDU décideront. L’heureux lauréat est quasi assuré d’être le successeur de Merkel. Mais le choix est-il si important ? On a dit que dans les circonstances actuelles, un mannequin serait élu président et dans la foulée chancelier. Le système politique allemand, qui est une émanation des grands partis actuellement en crise, ne favorise pas l’originalité, l’imagination, l’audace ou la rupture.

Du Merkel sans Merkel ?

Trois candidats se sont déclarés : Norbert Röttgen, Armin Laschet et Friedrich Merz. Trois hommes de l’Ouest, catholiques, quinqua-sexagénaires (après l’interminable règne d’Angela Merkel et le passage-éclair d’AKK), dont deux apparatchiks de la CDU du plus gros Land de la RFA, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (un ancien patron de la CDU du Land et son premier ministre actuel), et Merz en a été député. Or ce Land envoie au congrès un bon tiers des délégués. Adieu l’Est incontrôlable et son élue mal aimée, retour à l’Ouest rassurant d’Adenauer et Kohl. Aucun des candidats n’attaque (plus) la chancelière encore en poste, qui a survécu à toutes les crises et reste populaire dans les sondages. À part leurs caractères, les différences ne sautent pas aux yeux. Merkel l’a rappelé, la doxa des « valeurs » est intouchable. [...]

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