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Coordination rurale : « Le système actuel ne rémunère pas nos productions agricoles à leur juste prix »

Par

Rémi Carlu

Publié le

25 février 2021

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Vaches pré

Depuis le début de la crise sanitaire, on a beaucoup parlé des petites entreprises, de la restauration et du spectacle. Quid de l’agriculture française ?

Dès le premier confinement, les gens ont applaudi l’agriculture, car ils ont bien vu qu’elle était essentielle au pays. Mais personne n’a pensé aux agriculteurs ! En fait, le Covid amplifie les problèmes de rémunération qui existaient : il a par exemple empêché la vente directe et fermé des débouchés. Mais le problème pré-existait et est loin d’être réglé. Le système actuel ne rémunère pas nos productions agricoles à leur juste prix. Le président Emmanuel Macron a dit que l’agriculture est un secteur stratégique, on devrait donc être payé à notre vraie valeur.

Quelles sont les conséquences de l’annulation du Salon de l’agriculture pour le secteur ?

L’agriculture en général perd une formidable vitrine, et surtout un important vecteur de communication. Le Salon est le temps de l’agriculture, qui nous permet de communiquer pour toucher la population. C’est donc un manque à gagner important. Certains agriculteurs qui vendent des produits haut de gamme perdent, eux, un marché.

Emmanuel Macron était en visite mardi dans une exploitation agricole bourguignonne : a-t-il fait des annonces particulières ? Plus généralement, comment jugez-vous son action pour le secteur agricole ?

Emmanuel Macron n’a fait aucune annonce. Le Salon n’ayant pas lieu, il a décidé d’aborder le thème de l’agriculture via un déplacement dans certaines fermes. Il a notamment parlé des négociations qui ont actuellement lieu avec la grande distribution, discussions qui sont toujours très dures. Le président a fait les États généraux de l’alimentation, bonne idée au départ, mais il nous a laissé au milieu du gué. L’idée était de partir des coûts de la matière première produite par les agriculteurs pour avoir des prix rémunérateurs, et de réviser la pratique des marges arrières qui sont un moyen pour la grande distribution de tordre la main aux producteurs. [...]

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