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[Enquête] Jean-Luc Romero-Michel, articulo mortis

Par

Emmanuel Rechberg

Publié le

19 avril 2022

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Romero

Pendant la décennie 2000, M. Romero mise sur le SIDA et tente de s’implanter à Paris. En 2004, Jean-Pierre Raffarin fait de la maladie une cause nationale et le nomme président d’un machin sur le sujet. Pour l’implantation parisienne, c’est moins brillant: l’UMP lui préfère d’autres têtes de liste. Alors il entame un mouvement sinistrogyre. En 2007 il appelle à voter Bayrou. En 2008, il soutient Delanoë. En 2009, il rejoint le parti socialiste. Il est réélu conseiller régional sur la liste parisienne d’Anne Hidalgo. Elle l’intègre à sa propre équipe de campagne en 2014 à la mairie de Paris. Il devient maire-adjoint du XIIe , en charge de la culture. En 2015, il est encore réélu conseiller régional. En 2020, il monte d’un cran: maire-adjoint d’Hidalgo, en charge des droits humains.

En 2005, il avait trouvé un autre cheval de bataille: l’euthanasie. Il existait une association créée en 1980 pour obtenir sa légalisation, qui comptait plusieurs milliers de membres. Ils payaient tous leur cotisation. Ses troupes sont à peu près les mêmes que celles de La Libre Pensée, de la Ligue des droits de l’homme et de la Fédération française de l’ordre maçonnique. L’entregent de Romero permet à l’ADMD d’obtenir en 2006 l’agrément de représenter les usagers au sein des conseils d’administration des hôpitaux. Le ministre de l’époque est un certain Xavier Bertrand, qui n’a jamais fait mystère de son appartenance à la franc-maçonnerie. En novembre 2006, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) s’étrangle dans La Vie: « L’ADMD a un gros pouvoir de lobbying, y compris dans l’administration [...] Depuis quelques années, elle s’est encore radicalisée et ne rate pas une occasion de dire que les soins palliatifs coûtent cher ». En 2007, Romero prend la présidence de l’ADMD. Avec l’aide de son conjoint, Christophe Michel, plus jeune que lui de 28 ans et qu’il fait embaucher en 2012 comme secrétaire général, il fait monter l’association en puissance. Elle revendique aujourd’hui 70 000 adhérents. En 2015, pour verrouiller son pouvoir, Jean-Luc Romero modifie les statuts. Cela crée des remous. [...]

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