Skip to content

Enquête : la différence entre un Premier ministre et un chef d’État

Par

Emmanuel Rechberg

Publié le

19 octobre 2021

Partage

nucléaire

Le Plan France 2030 détaille les enjeux qui feront l’objet de soutiens publics. Il y en a dix et c’étaient déjà à peu près les mêmes sous François Hollande, ce qui est assez logique car le chef de l’État était déjà au pouvoir. Ces sujets sont la production de médicaments, d’hydrogène, de voitures électriques et d’avions bas-carbone, la décarbonation de l’industrie, la modernisation de l’agriculture, la culture et l’exploration spatiale et océanique. En soi, ces idées sont bonnes. Mais elles présentent toutes des faiblesses structurelles, qui sont parfois suicidaires.

En premier lieu, tous les objectifs du Plan sont défensifs. Soit ils répondent à des demandes politiques décorrélées des marchés, soit ils courent après nos concurrents, sans jamais chercher à anticiper ou précéder les autres (excepté la production d’hydrogène). Par exemple, la volonté de produire en France deux millions de véhicules électriques ou hybrides sert à ne pas se laisser distancer par les marques étrangères. Rappelons que la France a produit en 2018 plus de 2,3 millions de voitures, et moins d’un million en 2020. Le plan ne sert qu’à réparer une partie des dégâts liés à l’enfermement des gens. Autre exemple : le président souhaite investir des centaines de millions dans des studios de production d’images. Mais ce n’est que « pour rester dans la partie » et non pour la gagner. Dans le spatial, il veut financer des lanceurs « réutilisables »... jugés inintéressants il y a moins de 36 mois.

Lire aussi : Enquête : la Rencontre des jeunes Européens, ou l’UE au service du progressisme

Par ailleurs, le plan 2030 n’est qu’un empilement de mesures déjà votées. Par exemple, le président a annoncé le 12 octobre 2021 dans le plan France 2030 qu’un milliard d’euros d’ici 2030 sera alloué aux petits réacteurs nucléaires innovants, soit 125 millions par an. Or, la loi de finances 2020, votée fin 2019, leur prévoyait déjà 125 millions. Et le plan de relance annoncé le 3 septembre 2020 leur attribuait 470 millions sur deux ans. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

Formule Numérique

À partir de 4,10€ / mois

EN KIOSQUE

Découvrez le numéro du mois - 6,90€

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest