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Entretien avec Jean-René Van der Plaetsen, prix Renaudot des lycéens

Par

Romaric Sangars

Publié le

18 décembre 2020

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Ancien Casque bleu, Jean-René Van der Plaetsen, en deux romans, a su renouveler la figure du soldat dans la littérature, à la lumière des guerres récentes ou actuelles. Le Métier de mourir est un huis-clos au sein d’un check-point où les drames de la grande Histoire se révèlent sur un point perdu de la carte et du temps, pour rejoindre le tragique éternel de la condition humaine. Durant trois journées de mai 1985, à un avant-poste au sud du Liban chargé de protéger la frontière d’Israël des attaques du Hezbollah, un jeune Français ardent, Favrier, qui s’est engagé parce qu’il était fasciné par la destinée d’un camarade libanais venu se battre et mourir ici, s’entretient avec un vétéran charismatique, Belleface, qui ne cesse de citer L’Ecclésiaste, rumine un passé terrible et commence de s’attacher au jeune homme comme à un fils adoptif.

Rescapé de Treblinka, légionnaire en Indochine, officier de l’armée israélienne, « le Vieux » porte en lui toutes les secousses sanglantes du séisme passé et voit se lever dans le désert l’assaut islamique contre l’Occident. Un livre puissant, à la fois abrupt et visionnaire, sec et ambitieux, qui redonne tout son éclat au sacerdoce du soldat.

Pouvez-vous nous en dire plus au sujet de l’homme réel dont la destinée vous a inspiré le personnage de Belleface ?

Lorsque mon grand-père maternel, l’homme dont j’ai brossé le portrait dans La Nostalgie de l’honneur, me raconta, il y a bien des années de cela, l’histoire de Belleface, je m’étais promis que j’essaierais, un jour ou l’autre, de rendre justice à ce héros inconnu qui, en réalité, était Roumain, et non Polonais, et ne s’appelait ni Ariel Perlman ni Belleface. Son histoire abracadabrante est à peine différente de celle que je relate. Mais comment la raconter sans dévoiler tout le suspense du Métier de mourir ? Je vais la résumer en restant évasif. Juif, ayant survécu par miracle dans un camp de concentration situé en Roumanie alors que toute sa famille était assassinée sous ses yeux, sauvé par des catholiques, cet homme avait été enrôlé juste après la guerre dans l’armée israélienne naissante. [...]

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