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Facebook, les algorithmes et l’ironie

Par

Alain Blanville

Publié le

13 avril 2020

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Facebook livre une guerre idéologique… à rebours ! Big Brother perfectionnant en effet de plus en plus son algorithme, celui-ci va fouiller dans les profils des membres, pour en exhumer des posts « contraires aux standards de la communauté », standards opaques, et, semble-t-il, totalement idéologiques. Le crime par la pensée, mais à rebours.

 

Un sera par exemple exclu trente jours du site pour avoir, un an plus tôt, posté un message de soutien à Génération Identitaire, dans lequel il déplorait juste l’iniquité de la décision de justice les concernant, sans même soutenir leur action. Un autre, votre serviteur, pour avoir posté une photo de l’éminent professeur Ali Sourate, sans texte ni commentaire. Les robots ne sont pas entraînés à saisir l’ironie.

 

Lire aussi : Gilets jaunes en blouse blanche

 

Dans le cas du statut de soutien à Génération Identitaire, la question qui se pose est plus complexe : le robot a-t-il agi tout simplement parce que le nom de l’association a été écrit, ou alors un modérateur s’est-il penché sur la question, et a-t-il estimé que contester une décision de justice était « contraire aux standards de la communauté » ?

Les raisons sont que la publication était dangereuse. Bonne pâte, Facebook explique ce qu’il entend par « dangereuse » :

« Les symboles, l’éloge ou le soutien d’individus et d’organismes dangereux ne sont pas autorisés sur Facebook. Ce que nous entendons par dangereux :

– activité terroriste

– haine organisée

– Meurtres de masse ou en série

– Traite des personnes

– Violence criminelle ou organisée. »

On croirait une définition des Black Blocks, ou de Cédric Herrou.

Le plus cocasse étant, tout de même « les symboles d’individus et d’organismes dangereux ». Une photo, une représentation, serait donc preuve de culpabilité. Il ne sera donc plus possible, par exemple, pour nos amis de gauche, de poster des photos de ces ignobles droitards qu’ils haïssent… ceux-ci étant des représentations d’individus dangereux. On marche sur la tête, c’est kafkaïen.

Le monde de Mark Zuckerberg est plus opaque qu’une nuit sans lune. Mais il a l’air de s’agir d’un monde robotique froid, dicté par l’humeur de la machine. Tout le monde a vu Terminator, on sait tous comment cela finit. Mais, Mark Zuckerberg est-il seulement humain ? En tout cas, soyez rassurez, braves gens : pendant que le monde est confiné et lutte contre le COVID-19, Facebook sait où se trouve le danger, et le traque sans relâche… a posteriori !

Joyeuses Pâques !

 

Alain Blanville

 

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