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Hiner Saleem : « LES KURDES SONT AUJOURD’HUI COMME LES JUIFS EN ALLEMAGNE DANS LES ANNÉES 30 »

Par

Arthur de Watrigant

Publié le

2 janvier 2019

Partage

© Laszlo Kovacs pour L’Incorrect
Amoureux du cinéma, Hiner Saleem s’approprie le polar avec Qui a tué Lady Winsley ? Fergan, inspecteur, doit résoudre l’énigme du meurtre d’une romancière américaine, alors que celle-ci écrivait sur une île turque ancrée dans ses traditions. Le réalisateur kurde né en Irak parvient à évoquer la minorité à laquelle il appartient avec légèreté dans un film hors du temps. Rencontre.   Après le western, vous vous attaquez au polar. Pourquoi ces choix d’univers codifiés des films de genre ? Je n’aime pas m’enfermer dans un seul style de cinéma, j’aime tout. J’ai fait des westerns, des comédies, des films « poétiques » comme Vodka Lemon. Il me manquait un polar, genre que j’affectionne particulièrement, surtout les polars américains des années 40 et 50, mais j’avais envie de faire un polar un peu intemporel. Le polar repose avant tout sur une mise en scène, une atmosphère, des cadres, c’est quelque chose de très artistique et érotique à la fois : une jouissance visuelle. Par ailleurs, l’écriture du polar est très spécifique : il s’agit d’accrocher le spectateur dès le début et de ne pas relâcher la pression jusqu’à la fin. Vous mettez en scène une société très traditionnelle dans son île. Où situez-vous l’inspecteur Fergan dans son rapport à la modernité ? C’est le citoyen turc de demain, ouvert, pas un nationaliste refermé sur lui-même. La Turquie est un pays extrêmement paradoxal : quand vous allez à Istanbul, vous avez l’impression d’être au Portugal ou en Grèce, vous croisez des hommes et des femmes assez ouverts, même si, aujourd’hui, on croise davantage de femmes voilées. Mais si vous allez dans des petites villes, cela ressemble un peu plus à la Jordanie et au Maroc qu’à cette Turquie à un pas de l’Europe. Les deux coexistent. Évidemment, j’ai envie que le décolleté gagne sur le tchador. Je crois que (...) A découvrir dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour le abonnés
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