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Jérémy Bouhy : Monsieur l’agent

Par

Louis Lecomte

Publié le

4 juillet 2020

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PORTRAIT JEREMY-1

C’est ainsi que Jérémy Bouhy, pour dépanner un ami avec lequel il avait joué au rugby des années plus tôt, se retrouve à appeler le président du stade Montais, le club de Mont-de-Marsan. Quelques jours plus tôt, le joueur en question avait appris que son contrat était cassé, à cause d’une blessure à l’épaule.

Le jeune joueur, désemparé, demande à son ami de lire le contrat pour savoir si tout ceci était bien légal. Évidemment, absolument pas. Le téléphone sonne. « Allô ? » – Oui, bonjour monsieur le président, je suis… je suis… eh bien je suis l’agent de D. Je voudrais parler de son contrat ». Quelques instants plus tard, il raccroche. Le voilà désormais agent de joueur.

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Après tout, pourquoi pas ? Puisque c’est fait, autant prendre le rôle au sérieux. Voilà Jérémy Bouhy qui achète Rugbyrama pour avoir le numéro du standard des clubs, et les appelle un par un, demandant avec le plus grand aplomb à être mis en relation avec le recruteur, pour placer son ami troisième ligne.

Un jour, l’entraîneur d’Auch le rappelle : « Je n’ai pas besoin d’une troisième ligne, mais je suis planté pour un deuxième ligne, vous avez ça en stock ? » Pas de problème, Jérémy appelle un autre copain qui joue à ce poste : « Écoute, ils ont besoin d’un deuxième ligne, tel budget, une bagnole, un appartement de fonction, et ils couvrent les fais pour aller à la fac de Toulouse. Tu prends ? » Il prend.

Jérémy Bouhy est né dans le sport, aîné de quatre. Son père, qui travaillait comme importateur dans la grande distribution, l’embarquait pour assister à ses entraînements de rugby en troisième division.

Jérémy Bouhy est né dans le sport, aîné de quatre. Son père, qui travaillait comme importateur dans la grande distribution, l’embarquait pour assister à ses entraînements de rugby en troisième division. Deux entraînements par semaine, une bagarre le dimanche après-midi, et une réconciliation post match noyée dans du Beaujolais : la définition du bonheur dans la France façon Villefranche-sur-Saône. Fiston jouera à son tour au rugby, puis au football, fera de la natation, de l’athlétisme, de la gymnastique, et un peu plus tard du MMA.

Pour l’endurcir, son père l’envoie à Lyon, à Saint Tomas d’Aquin, puis chez les Maristes. À force d’entraînement, il perce en triathlon et [...]

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