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K-pop : l’art de la guerre

Par

Gabin Le Bon

Publié le

30 septembre 2022

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BTS

« K-pop » est le diminutif anglais de « pop coréenne ». Inconnue à l'Ouest il y a dix ans, la K-pop rencontra son premier succès mondial avec le viral « Gangnam Style » en 2012. De là, elle continua à creuser son sillon, jusqu'à rejoindre le mainstream de la culture globale il y a peu. La K-pop, née au début des années 90, se caractérise ainsi par ses groupes non-mixtes sur le modèle des boys bands, populaires alors. Ceux-ci exécutent des chorégraphies synchronisées dans des clips léchés et tape-à-l’œil, où les « idols », les artistes du genre, sont habillés tels des gravures de mode. Au top des dernières tendances, voire avant-gardiste, la K-pop devait, à l'ère de l'Internet-monde, atteindre l'Occident.

Ce succès n'est assurément pas dû au hasard. Forte de son essor au cours de la décennie 90, la K-Pop, structurée en maisons de disque, ou « agences » dans le jargon du genre, s'étendit rapidement aux pays voisins au début du nouveau millénaire, puis chez nous ces cinq dernières années. Pourquoi cette stratégie ? Car, primo, le marché national est trop petit et nécessite donc de se déployer à l'étranger pour absorber les coûts de production, de la K-pop à Hyundai. Secundo, la Corée du Sud est géopolitiquement isolée, piégée entre la Chine, le régime du Nord communiste et le Japon, l'ex-colonisateur. L'exportation, en plus d’être une obligation économique, devient donc pour le pays le moyen de se faire connaître à l'international, d'y plaider sa cause et d'y trouver ainsi des alliés, en l’occurrence votre nièce.

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La K-Pop est en effet l'élément saillant de ce qui se nomme la « Hallyu » (la « vague »), à savoir le plan de soft power sud-coréen, qu'il touche le cinéma, les séries télés ou la musique. En améliorant l'image du pays, cette politique culturelle contribue évidemment à accroître, en plus du tourisme, les exportations de biens, mobiles Samsung en tête. Grâce à cette stratégie, la Corée du Sud dispose aujourd’hui du 12ème PIB mondial. À ce succès économique s'ajouta une victoire diplomatique lorsque BTS, groupe superstar de la K-pop, tint un discours et dansa devant l'ONU, où le pays ne fut reconnu qu'en 1991. [...]

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