Skip to content

La grande pitié des bourgs ruraux

Par

Gabriel Robin

Publié le

10 décembre 2020

Partage

bourg ruraux

« Sauver nos commerces » relève pour certains maires « de l’urgence ». Le second confinement va « les tuer ». On dit que le virus atteint les patients ayant des « facteurs à risque » ; autrement dit, les plus fragiles. Et le commerce de centre-ville présente de nombreux facteurs de comorbidité. Beaucoup de bourgs fantômes dans les villes moyennes font peine à voir : vacances prolongées, patrimoine à l’abandon, alors qu’ont poussé comme des champignons des zones commerciales et industrielles.

Le résultat de politiques aventureuses

Longtemps présenté comme « une évolution naturelle », le grand déménagement des centres-villes vers les périphéries procède en vérité d’une volonté politique. Amorcée par la technocratie gaulliste – et son étrange folie des grandeurs urbanistique – elle fut aggravée par la libéralisation des grandes surfaces sur lequel le législateur était pourtant resté longtemps vigilant. En 2007, une nouvelle loi visait à « moderniser l’économie » pour « le seul profit du consommateur. » « En intensifiant la concurrence entre les enseignes de la grande distribution, le gouvernement d’alors espérait créer une relance de l’économie. Ce fut un échec. La relance ne s’est jamais produite mais la libéralisation des implantations et la guerre des prix, elles, ont littéralement bouleversé le paysage », précise Franck Gintrand. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

Formule Numérique

À partir de 4,10€ / mois

EN KIOSQUE

Découvrez le numéro du mois - 6,90€

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest