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Le monde du sport, réceptacle de toutes les violences

Par

Sacha Beaud'huy

Publié le

4 juillet 2022

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violence

Championnats de France d’athlétisme, samedi 25 juin. En 400 mètres haies, Wilfried Happio remporte la compétition et se qualifie par la même occasion pour les championnats du monde d’Eugene (États-Unis) du 15 au 24 juillet prochain. Juste avant sa course, l’athlète a pourtant subi une agression de la part d’une personne munie du brassard de l’organisation (il s’agirait finalement du frère d’une athlète avec laquelle le nouveau champion avait eu un différend quelques jours auparavant). Roué de coups et protégé durant sa course par un bandeau ainsi qu’un pansement sur l’œil gauche, le hurdler a toutefois réussi à surclasser la compétition.

L’acte est malheureusement loin d’être isolé. Ces derniers temps, le monde du sport est en proie à une flambée des violences, et ce à tous les étages. L’« avantage » du sport toutefois, c’est que sa popularité et sa médiatisation ne permettent pas aux bien-pensants d’en taire le phénomène. Pas de « sentiment d’insécurité » donc, mais une hausse très claire des violences en tout genre.

Lire aussi : Stade de France : une affaire d’État

La Ligue 1, bonnet d’âne de la sécurité

Un sport soulève particulièrement les passions violentes : le football. Effectivement, tout amateur de foot aura remarqué la flambée des scènes de violence, notamment avec les agressions de joueurs lors d’envahissement de terrain. Et à ce propos, la France est l’une des pires nations en Europe pour la saison 2021-2022. Vincent Labrune, président de la Ligue de football professionnel, a déclaré vouloir « sortir les criminels des stades » après « la saison catastrophique » concernant la « violence dans les stades ». La liste est effectivement copieuse, entre l’envahissement de terrain à Angers le 21 septembre 2021 par les supporters marseillais et angevins pour s’affronter, jusqu’au dernier match de championnat qui vira au chaos entre Saint-Étienne et Auxerre, avec 33 blessés dont deux joueurs. « J’ai été effrayé par ce qui s’est passé, déclarait Labrune. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de mort. Je ne veux pas connaître un décès dans un stade en tant que président. » [...]

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