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Le « Pacte pour les migrations » : le calice jusqu’à la lie

Par

Virginie Joron

Publié le

24 septembre 2020

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Le « Pacte pour les migrations » annoncé hier par la Commission européenne se présente comme un changement drastique de la gestion des flux migratoires illégaux. En réalité, la philosophie reste la même, accueillir toujours plus, répartir toujours plus, imposer toujours plus. L’année dernière, 2,4 millions de migrants ont obtenu un permis de séjour dans l’Union européenne tandis qu’environ 120 000 déboutés étaient renvoyés dans leur pays.

Alors même qu’en 2019 l’immigration était considérée par les citoyens européens comme devant être la principale préoccupation de l’Union Européenne, la Commission Européenne vient de répondre de la manière la plus contraire qui soit. La Commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, ex-membre du Parti Communiste suédois, tente d’imposer une réforme radicale des moyens d’entrée sur le sol européen pour les immigrés extra-communautaires.

Rappelons avant tout cette donnée essentielle : lors des dernières élections européennes, les citoyens ont voté à hauteur de 47 millions de voix pour des partis patriotes appartenant aux groupes Identité et Démocratie (ID) et Conservateurs et Réformistes européens (ECR), en faisant ainsi la première force politique au parlement européen.

Le 24 octobre 2019, le Parlement européen a rejeté une résolution sur le « sauvetage » en mer et la répartition obligatoire des migrants. La Commission européenne vient donc d’adresser un odieux camouflet à la volonté populaire.

Ces groupes, quelles que soient leurs divergences sont farouchement hostiles à la poursuite de toute immigration extra-européenne. Le 24 octobre 2019, le Parlement européen a rejeté une résolution sur le « sauvetage » en mer et la répartition obligatoire des migrants. La Commission européenne vient donc d’adresser un odieux camouflet à la volonté populaire.

Constatant que les États membres, soucieux de l’intérêt de leurs peuples, ne se précipitaient pas pour se répartir entre eux les migrants clandestins arrivés par les frontières méditerranéennes, la Commission européenne propose désormais que cette répartition soit obligatoire et imposée en cas de « pression migratoire ». Tous les voyants sont au rouge en terme de pression migratoire, de logement et d’emploi mais les Européens devraient se serrer pour accueillir toutes ces populations qu’ils ne souhaitent pourtant pas recevoir. Et ce, alors que nous avons déjà 15 millions de chômeurs en Europe.

Lire aussi : Charles Beigbeder : « La préférence nationale et a minima européenne devrait être la norme en matière d’appels d’offres »

Ses présidents changent mais l’Union Européenne apparaît toujours moins démocratique et toujours plus éloignée des intérêts des peuples qui la composent.

Afin de donner l’illusion d’une prise en compte des États frontalement opposés à un accueil de ces clandestins, comme la Pologne ou la Hongrie, la Commission vient de proposer que ces États ne soient pas obligés de participer à l’accueil physique de ces migrants. Mais ils seraient alors obligés de payer des amendes : participation financière ou à la construction d’infrastructures d’accueil dans d’autres pays d’arrivée ou à l’expulsion des clandestins vers leurs pays d’origine. La Commission aurait même défini le coût de l’immigré : 10 000 euros. Abominable calcul pour un abominable marché des humains. Abominable bureaucratie distinguant les « nouveaux » immigrés des « anciens ». En tout cas, la France a déjà suffisamment donné. Va-t-on recevoir 10 000 euros par immigré que nous avons en trop ?

Mais les recommandations de la Commission vont bien plus loin qu’escomptées. Elle souhaite « privilégier la coopération » (comprendre subventionner) avec les navires des ONG au lieu de mettre fin à leurs activités qui ne s’apparentent en fait qu’à une nouvelle voie d’immigration « illégale »… mais peut-on encore parler d’illégalité quand la Commission bafoue elle-même les lois qu’elle est censée faire respecter : sur l’interdiction d’emprunter, sur l’interdiction des quotas ethniques dans son personnel, sur le multilinguisme?

Mais les recommandations de la Commission vont bien plus loin qu’escomptées. Elle souhaite « privilégier la coopération » (comprendre subventionner) avec les navires des ONG au lieu de mettre fin à leurs activités.

Le projet prévoit d’ailleurs une conférence annuelle des « donateurs » qui fixerait des « quotas d’admission » pour les sauvetages en mer de migrants clandestins. Comme les quotas de pêche ou de CO2. Décidément, la Commission raffole des quotas.

De plus, en recommandant dans cet effrayant article 72 d’allouer 10 000 euros pour chaque membre d’une famille, la commission organise non pas un regroupement familial mais ce qui peut être considérée comme une immigration de peuplement.

Lire aussi : Paul-François Paoli : « L’État n’a pas à baisser les bras devant les revendications des minorités semi-étrangères ou devant le pouvoir de l’émotion »

Enfin, les recommandations appuyées à l’attention des États membres de permettre à leurs universités de faciliter l’immigration « étudiante » ne feront que renforcer l’engorgement de nos systèmes universitaires. Nul doute que nos étudiants français qui se sont retrouvés faute de places sans cursus en cette rentrée apprécieront.

En vérité, toutes les belles âmes à l’origine de cette réforme hors sol donnent dans l’hypocrisie ou la béatitude la plus totale. En 2020, d’après les chiffres du HCR les plus nombreux des arrivants par la mer sont d’abord tunisiens et algériens. La Tunisie et l’Algérie sont-ils des pays en guerre ? Le nouveau système de la Commission pourrait alors les envoyer en France car ils auront « un lien » avec notre pays.

Surpopulation des villes et des hôpitaux, déstabilisation des systèmes sociaux des pays d’accueil par un partage toujours plus grand avec la planète entière des richesses produites par les Européens. Ces déplacements massifs et incontrôlés de groupes humains à travers la planète entraînent la construction des infrastructures nécessaires à leur accueil, deux actions qui alourdiront le bilan écologique dont la Commission européenne fait pourtant mine de s’alarmer.

Introduction de risques sécuritaires non négligeables, que ce soit par une radicalisation d’individus pouvant mener au terrorisme ou par les « déséquilibrismes » de certains, face aux mœurs occidentales, dont les femmes européennes paieront, in fine, le prix. De surcroît, la fuite des cerveaux extra-européens vers l’Europe retardera d’autant plus le développement de leurs pays, dont s’inquiète pourtant constamment l’Union Européenne.

Il est également frappant de constater que ce plan a été proposé en réponse à l’incendie du camp de migrants de Moria (Grèce). Exigeant de sortir de ce camp pour aller où bon leur semble en Europe mener la vie qu’ils souhaitent, ses pensionnaires ont donc incendié le camp de Moria, déclenchant ainsi la lâche réaction de la Commission.

Face à la faiblesse des institutions européennes, les clandestins d’autres camps se sont empressés d’incendier également les camps qu’ils occupaient comme celui de Samos. Ils brûlent la terre qui les accueille, quels autres territoires brûleront-ils demain ?

Face à la faiblesse des institutions européennes, les clandestins d’autres camps se sont empressés d’incendier également les camps qu’ils occupaient comme celui de Samos. Ils brûlent la terre qui les accueille, quels autres territoires brûleront-ils demain ?

Je déplore que les portes de l’Europe s’ouvrent ainsi en grand pour laisser entrer des gens dont nous ne connaissons pas les intentions ou que l’on cède finalement au jeu trouble de la Turquie. Je pense donc légitime de me poser la question du projet que poursuit la Commission européenne. Que veulent-ils ? Détruire l’Europe ?

À Monsieur Schinas, vice-Président de la Commission européenne, qui affirmait au journal Le Monde que ce texte était une réponse aux inquiétudes des populistes, nous indiquons que l’inquiétude des peuples européens grandit chaque jour.

La Commission ne fait que creuser le fossé existant entre les élites européennes et les peuples qu’elles sont censées servir et défendre.

Là où ils auraient souhaité un pacte pour l’Europe et contre les migrations extra-européennes, la Commission ne fait que creuser le fossé existant entre les élites européennes et les peuples qu’elles sont censées servir et défendre. Partout en France, en Europe, nous, patriotes, continuerons à lutter pour reprendre le contrôle de leurs destins. Car nous sommes au service des nations du continent et voulons les protéger de l’invasion migratoire.

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