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L’Inconomiste – Le lent retour du politique sur le pouvoir économique

Par

Édouard Fréval

Publié le

12 février 2021

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Euro

Septembre 2016, dans un luxueux hôtel parisien. La Bank New York Mellon, un des plus gros établissements financiers américains, tient réunion pour capter de nouveaux clients en France. L’ambiance n’est pas au beau fixe. En effet, un vent nouveau commence à souffler dans la sphère politique occidentale : en juin, les Britanniques se sont prononcés par référendum pour une sortie de l’Union européenne, et aux États- Unis, le Parti républicain a désigné un candidat affiché comme protectionniste pour l’élection présidentielle qui doit avoir lieu en novembre. « La question est de savoir si la libre-circulation des marchandises, des capitaux, des personnes, va continuer ou pas. Cela pourrait s’arrêter, si ce n’est pas déjà le cas », se désole l’un des gérants au micro.

Aucune mesure concrète n’a encore été prise que la démondialisation apparaît sur toutes les lèvres dans le secteur financier à cette époque. « Elle pourrait créer de l’instabilité sur les marchés financiers », s’inquiétait deux mois plus tard le stratégiste de la banque suisse Pictet. L’homme associait une possible déglobalisation à « la montée des extrêmes », qu’il « n’espère pas ». « Une déglobalisation ne peut se faire sans changement de politique économique ». Si, au fond, l’homme ne croyait pas à une telle évolution en raison des intérêts croisés gigantesques qui entrent en jeu, il n’en jugeait pas moins nécessaire d’étudier les ressorts profonds de la montée des populismes pour que l’établissement financier ne se trouve pas pris de court. « Pour moi, ça se résume en trois idées : l’identité, l’appauvrissement économique, le racisme ».

« Ce résultat doit être annulé »

Que faire pour préserver le système financier actuel ? Empêcher la déglobalisation, par exemple. « Il faudra trouver et définir une dynamique commune pour éviter que le référendum britannique ne soit pris comme un précédent. Car très rapidement, on doit s’attendre à de multiples demandes de référendum partout en Europe », écrivait l’ancien économiste en chef de Natixis Asset Management quelques jours après le vote sur le Brexit. « D’une façon ou d’une autre, ce résultat doit être annulé », ira jusqu’à twitter le premier directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Peter Sutherland. Ce mondialiste convaincu avait également été Commissaire européen à la concurrence, président non-exécutif de la filiale internationale de la banque Goldman Sachs ou encore… représentant spécial pour les migrations auprès du secrétaire général de l’ONU. [...]

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