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Oxford : Cecil Rhodes échappe aux cancellers

Par

Frederic de Natal

Publié le

14 juin 2021

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Rhodes

À l’heure où certaines associations communautaristes tentent de racialiser les débats et remettent en cause les grandes figures historiques qui ne correspondent pas à leur conception du Bien, l’université d’Oxford au Royaume-Uni a décidé de jouer les irréductibles gaulois. Face aux militants du mouvement « Rhodes Must Fall » (Rhodes doit tomber), la direction collégiale de la prestigieuse institution britannique a décidé de maintenir, contre l’avis d’une commission indépendante, la statue de Cecil Rhodes, un homme convaincu de la supériorité blanche sur les cafres (noirs).

Tout a commencé en mars 2015 quand des étudiants de l’Université du Cap ont lancé des manifestations pour obtenir le retrait de la statue commémorant Cecil Rhodes, considéré comme l’un des symboles de la ségrégation raciale. La campagne a rapidement dégénéré en affrontements entre blancs et noirs, symbole des tensions raciales qui persistent encore en Afrique australe. Afin de ramener le calme, l’université n’a eu d’autres choix que d’enlever la statue de cet ancien Premier ministre de la province du Cap (entre 1890 et 1896).

Lire aussi : États-Unis : le Français Jean Ribault triomphe de la cancel culture

Ce succès des racialistes a rapidement fait des émules au Royaume-Uni et plus particulièrement à Oxford, où  une statue de Rhodes trône sur une façade de l’Oriel College, en plein cœur de l’université. Avec l’apparition de Black Lives Matter, la campagne déjà lancée par le mouvement « Rhodes Must Fall » a pris de l’ampleur et a redoublé la pression sur la direction de l’université, enjointe à prendre position sur ce personnage incontournable de l’épopée coloniale britannique.

Jusqu’alors, la direction avait toujours promis que la statue serait retirée, mais elle n’a en réalité cessé de tergiverser. Une commission d'enquête indépendante a été chargée d’étudier la pertinence des demandes du RMF, et les « questions importantes » soulevées par la présence de celui qui a donné son nom à deux pays, la Rhodésie du Sud et du Nord (aujourd'hui Zimbabwe et Zambie). Détracteurs et partisans du déboulonnage de Rhodes se livrent depuis une véritable guerre de communication sur fond de communautarisme, de quoi faire réagir la ministre aux Universités et à la Recherche Michelle Donelan : « Si on ne peut pas récrire notre histoire, il faudrait plutôt s'en souvenir et en tirer des leçons[...] ».

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