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Paul-Etienne Kauffmann : Le chasseur français

Par

Louis Lecomte

Publié le

20 juillet 2020

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« Je considère mon enfance comme extrêmement heureuse ». Pour une fois, l’histoire commence bien. « Je suis né dans une famille bourgeoise très pratiquante, et j’ai quatre sœurs, tous nous sommes nés dans un écart de sept ans, ce qui fait une fratrie très soudée. » Pour trouver une camaraderie plus virile, il y a le scoutisme. Mais pour éviter l’endogamie et l’entre-soi, les parents Kauffmann inscrivent leur progéniture à l’école publique du coin. À Rambouillet, pour simplifier, il y a le collège privé, avec la tranquille bourgeoisie catholique de province, et le collège public dont dépend l’inévitable cité.

Effectivement, c’était très enrichissant. « Dans ma classe, on était deux blancs. J’ai fait l’expérience de ce qu’était une minorité ethnique, avec les discriminations, les insultes et les coups. Deux jours après la rentrée, première bagarre avec des gars qui sont venus pour casser du blanc. J’avais l’avantage d’être costaud donc ils se sont rabattus sur mes sœurs. Pneus crevés, œufs dans la gueule… » Les parents se renseignent auprès du privé pour exfiltrer leurs enfants, mais l’établissement ne peut en prendre que deux sur cinq. Tant pis, pour le meilleur et pour le pire ils resteront dans le public, ça forgera le caractère. Heureusement, la famille déménage. Mais comme dit le proverbe, la Vendée pardonne mais n’oublie pas.

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Évidemment, lorsqu’on fait cent trente kilos et quatorze heures de rugby (deuxième ligne) par semaine, c’est relativement tentant d’allonger des pralines quand on est provoqué dans la rue. Mais au moment de commencer des études de droit, le paternel recarde son fils en menaçant de lui couper les vivres en cas d’incartade.

Heureusement Paul-Étienne se passionne pour le droit public, science fort prenante s’il en est et qui ne laisse pas beaucoup de temps libre pour pratiquer en amateur le noble art dans les ruelles moites de la cité aux mille clochers. Il s’assagit, devient même président de la Corpo et grand maître faluchard des juristes de Rouen.

Tout ceci l’amène à une thèse en légistique, c’est-à-dire la technique de la rédaction de la loi, sous l’œil bienveillant de Pierre Albertini (ancien député-maire de Rouen) avec qui il [...].

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