Skip to content

Pologne : le palais de Saxe comme symbole de renouveau

Par

Frederic de Natal

Publié le

12 juillet 2021

Partage

Andrzej Duda

C’était l’un des emblèmes majeurs de Varsovie avant qu’il ne soit rasé par les nazis en novembre 1944, peu de temps avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le 7 juillet, le président Andrzej Duda a présenté un plan de reconstruction du palais de Saxe avec le soutien du Premier ministre, qui a appelé les partis politiques représentés au Sejm à faire bloc derrière ce projet de loi aux accents nationalistes.

C’est au roi Auguste II de Saxe que l’on doit la construction de ce palais achevée en 1724, après une décennie de travaux. Propriété de cette dynastie allemande qui a dirigé la Pologne par intermittence entre 1697 et 1815, il a ensuite été loué comme bureau d’administration ou transformé en appartements. Le musicien Frédéric Chopin y a même résidé une partie de sa jeunesse avec sa famille. Dévasté durant le soulèvement anti-russe de novembre 1830, il est reconstruit, et abritera la tombe du soldat inconnu un siècle plus tard. L’insurrection du ghetto de Varsovie et la folie d’Adolf Hitler ont finalement eu raison de ce symbole historique où trois mathématiciens polonais avaient réussi à déchiffrer le fameux code secret allemand « Enigma ».

Lire aussi : Remaniement ministériel en Espagne : l’ambassadeur à Paris devient MAE

Élu à la tête de son pays depuis 2015, le président Andrzej Duda est un nationaliste convaincu. Avec ce projet de loi, présenté à la présidente du parlement El?bieta Witek, il entend faire du palais de Saxe une vitrine de la réussite polonaise et le nouveau siège des institutions de la République. Il souhaite par ailleurs faire reconstruire le palais Brühl, également détruit pendant la guerre, et les immeubles d'habitation le long de la rue Królewska à Varsovie. L’idée de reconstruire le palais n’est cependant pas nouvelle. Au début des années 2000, le défunt président Lech Kaczy?ski (alors maire de Varsovie) avait déjà lancé un projet identique mais des découvertes archéologiques avaient contraint la société mandatée à stopper les travaux, avant qu’ils ne soient abandonnés à cause de leur coût pharaonique. Avec le centenaire de l’indépendance en 2018, l’idée a refait surface et a rapidement été approuvée. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

Formule Numérique

À partir de 4,10€ / mois

EN KIOSQUE

Découvrez le numéro du mois - 6,90€

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest