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Qui, mais qui ? Peter Doherty

Par

Emmanuel Domont

Publié le

31 mars 2022

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Doherty

Qui, mais qui peut dire ce que je serais aujourd’hui si je n’avais pas été ensorcelé à quatorze ans par le charme espiègle, insolent et tendre de Peter Doherty ? Le coup de foudre eut lieu au début des années 2000. Au milieu d’une ennuyeuse après-midi comme seule la province en fabrique, résonna « Time For Heroes » des Libertines et cette première phrase éclatant comme un verre de cristal au sol: « Did you see the stylish kids in the riot? » (« As-tu vu les gamins stylés au sein de l’émeute? ») Ce fut comme une apparition.

Période libertines

Pete Doherty est né à Haxham, dans le Nord de l’Angleterre, quelques jours avant le printemps et quelques mois avant la sortie de London Calling. Il grandit entre une mère institutrice et un père officier (il faudra un jour rendre compte du nombre de merveilleux artistes instables que nous auront offerts le professorat et l’armée). Sa jeunesse est une tempête de délicieux clichés qui désormais semblent presque exotiques : goût pour la poésie décadente, le punk de 1977 et la pop anglaise ; errances dans les cimetières anglicans, petits boulots misérables et premières ivresses. Le jeune Doherty rencontre alors Carl Barat. C’est le début d’une relation à la fois fraternelle et amoureuse, orageuse et sentimentale, mais d’abord et surtout musicale. Ces jeunes gens connaissent leurs classiques. Il y a eu Lennon-McCartney, Richards-Jagger, Morrissey-Marr: il y aura Doherty-Barat, qui forment bientôt (e Libertines pour sortir, à la fin de l’année 2002, l’album Up The Bracket, produit par Mick Jones du Clash. Rarement on avait réussi pareil cocktail de fougue et de nonchalance. Doherty sait ce qu’il veut: comment fringuer ses acolytes, quelle guitare choisir et que dire dans les interviews pour hameçonner les journalistes. Plus sa vie est dissolue, plus sa garde-robe est élégante. Ainsi, ses miroirs seront toutes ces caméras, ces paparazzis, ces admirateurs, ces tabloïds, pour le pire et le meilleur. Après un second album aussi foutraque que charmant, les Libertines se séparent en 2004, peu de temps après avoir atteint le sommet des charts avec leur single « Can’t Stand Me now ». [...]

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