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Raskar Kapac : « Nos vingt artistes raskar-kapiens constituent une aristocratie d’esprit »

Par

Rémi Carlu

Publié le

4 décembre 2020

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Raskar Kapac

Pouvez-vous revenir sur les circonstances de la fondation de Raskar Kapac, et sur l’esprit si singulier, si mousquetaire de cette gazette ?

Raskar Kapac est une momie de papier fondée en janvier 2016 derrière laquelle se cachent trois amis : Archibald Ney, Maxime Dalle et Yves Delafoy. Pendant ces quatre dernières années, nous avons voulu faire réémerger des figures tutélaires et des phares inactuels. Vingt hommes se sont succédés sur le bûcher de Raskar Kapac ; vingt visages, vingt icônes profanes qui nous fixent quelques caps aventureux, nous aident à vivre, parce que, comme vous le savez, l’une des vocations de la littérature est « d’aggraver notre quotidien ». Quand on goûte à l’énergie vagabonde de Sylvain Tesson, que l’on découvre La Strada de Fellini ou une expédition de Tabarly autour du monde, on ne peut en ressortir que grandi, prêt à se découvrir et à expérimenter ses passions ; de nouveaux rêves émergent en plein jour. Chaque numéro de Raskar est une occasion de se confronter à soi.

Qu’est ce qui fait l’unité des portraits littéraires que Raskar a choisi de brosser ?

Dans cette seconde Anthologie figurent les dix derniers numéros de la revue. Il est vrai que sur un plan social et politique, on peut à juste titre s’interroger sur les attaches communes entre Drieu et Fellini. Les personnalités et les parcours n’ont pas de correspondance particulière, les vies et les passions sont souvent dissemblables. Mais pourtant... Il y a une chose qui réunit ces dix personnages, c’est une manière d’être au monde. Ces hommes de destin sont absolument fidèles à leur sensibilité. Ils ont une éthique impérieuse qu‘ils font exploser à la face du monde, parfois de manière scandaleuse, parce que la vérité vécue choque toujours les êtres pétris de confort intellectuel. Nos vingt artistes raskar-kapiens constituent une aristocratie d’esprit, à l’esthétique orgueilleuse, qui ne s’indexe pas sur la morale publique ou sur un programme politique, mais qui se place sous l’humble égide de Zarathoustra et Baudelaire. [...]

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