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La classe armoricaine : Requiem pour une poésie urbaine

Par

Mael Pellan

Publié le

9 février 2021

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urbex

Et ces villes ont également évolué en panneaux Giraudy de la mondialisation. Mêmes enseignes partout. Mêmes « Starbucks Doubleshot Iced Coffee ». Mêmes sushis. Et même effacement du prolétariat autochtone. Mon père me racontait qu’il était ouvrier dans une entreprise du bâtiment sise dans la célèbre rue de la soif à Rennes. Cette rue est depuis longtemps le temple de la beuverie, des restos et des fringues pour connasses. Autrefois, il y avait pourtant une vie ouvrière dans cette rue. Désormais, elle est « festive ». Car les travailleurs qui ont longtemps peuplé les mondes urbains sont aujourd’hui rejetés dans les périphéries. Comme à Nantes avec les chantiers Dubigeon en plein centre-ville, sur l’île Beaulieu devenue résidence pour bobos. Pour vous donner une idée, c’est un peu comme si l’Île de la cité à Paris avait accueilli un chantier naval durant deux siècles où auraient travaillé jusqu’à 7 000 ouvriers (blancs) !

Cette présence ouvrière n’existe donc plus. Les villes d’aujourd’hui sont consacrées à trois mono-activités : les bureaux, la chouille, la mode, plus un peu de culture dans les coins. Mais au-delà de l’activité professionnelle, les villes deviennent également le laboratoire de toutes les folies architecturales, de toutes les densifications, de toutes les excroissances de cages à hamster. Dans les villes modernes et rationalisées, il n’y a pas de place pour la maison d’autrefois. Pour le petit jardin qui sent bon le bassin parisien. Pour l’entrée sans digicode. Pour la poésie urbaine. [...]

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